Info Foot B.W.   29-454

                                                                                                                                                                                                                                                                                                             …./….

 

Vu sous cet angle extra sportif son impact sur l’économique du pays est considérable. Les moyens de locomotion tels que trains, trams et bus rapportent gros aux sociétés des transports en commun. Les cars et les voitures qui brûlent des tonnes de carburant.  La presse écrite, la radio et la télévision qui donnent les résultats, les reportages, les comptes rendus, les interviews. La vente massive de journaux et des magazines sont des pourvoyeurs d’emplois. De même que la publicité par affiches, dans les journaux, autour et dans les stades, la diffusion télévisée de publicités sophistiquées et à prix forts sont des rentrées appréciables

 

Ce petit monde du football, outre les frais de déplacement et le droit d’entrée payé au guichet, il se restaure et se désaltère. Ce qui génère des rentrées impor-

tantes pour les bistrots, les cafeterias, les restaurants, les friteries et les sandwi-

cheries. Sans oublier les fabricants et les gros fournisseurs d’équipements qui brassent dans leurs juteuses affaires des fortes sommes d’argent. De même que les casquettes, les écharpes, les drapeaux et maillots frappés au nom de leur idole que les supporters s’arrachent. Oui, le football est un fait social, une devise forte pour le pays. On peut chiffrer à des millions d’euros son impact sur notre économie.

 

Si le sport, le commerce et l’emploi y trouvent leur compte, l’Etat lui, sans courir le moindre risque et sans accorder la moindre subvention, est le grand bénéficiaire de cette manne providentielle : depuis les taxes sur les tickets d’entrée aux accises ponctionnées aux pompes à essence. Il y a les impôts élevés retenus sur les appointements et les primes payées aux joueurs, au personnel employé et salarié occupé au sein de la Fédération et des clubs. Sans oublier la fiscalité en cascade qui touche les fournitures et les biens de consommation. Ce qui fait dire à un participant du colloque dont question ci-dessus : les taxes et la T.V.A.  perçues par l’Etat allège notre sachet de frites et augmente la mousse de notre verre de bière.

 

Oui, le football a sa raison d’être. Nonobstant ses quelques faiblesses – le risque zéro n’existe dans aucun secteur de la société – le football joue un grand rôle tant sur le plan sportif que sur le plan économique. Sans oublier son rôle humain : orienter les jeunes vers une activité saine tout en les éloignant des facilités trompeuses d’une vie trépidante et des paradis artificiels de l’alcool et de la drogue.

 

Nous devons tout faire pour continuer à donner aux jeunes qui nous sont confiés une activité sportive de qualité. Même si des pervers, comme la pomme pourrie dans un panier de fruits sains, tentent d’y pénétrer par des portes dérobées.

 

Par son action méritoire le football restera un sport d’utilité publique au service de tous.     

 

                                                                                              Marcel  CHALON,

                                                                                              Président  honoraire.