Info Foot B.W.    25/410

 

ADIEU VEAU, VACHE, COCHON, COUVEE

 

C’est la synthèse tirée par ce bon Jean de la Fontaine de la fable  « Perette et le pot au lait » pour mettre en exergue le travail d’une jeune fille courageuse mais quelque peu insouciante et qui se termine par une amère déconvenue.

 

C’est aussi, les conclusions de l’élimination peu glorieuse de notre équipe nationale laquelle ne sera pas présente à la Coupe du Monde qui se déroulera en Allemagne en juin prochain. Pour la première fois depuis des décennies notre équipe représentative est écartée des compétitions internationales. Après la Coupe d’Europe en 2004 le couperet vient de tomber pour la Coupe du Monde 2006. Nous n’avons plus d’objectifs immédiats si ce n’est de préparer le stade préliminaire de la Coupe d’Europe 2008.

 

Après le tirage au sort des éliminatoires de la Coupe du Monde notre coach national, Aimé ANTHEUNIS, était optimiste, ce qui n’est nullement un défaut.

Hélas, il y loin de la coupe aux lèvres. Nous ne lui jetterons pas la pierre. Ce serait jouer à Ponce Pilate. En effet, il ne pouvait mettre à la vitrine ce qu’il n’avait pas dans le magasin. De plus, il ne pouvait à lui seul insuffler ses joueurs ce qui a permis à leurs prédécesseurs de s’illustrer sur le plan international, à savoir : la hargne, le jusqu’au-boutisme, la ténacité, le désir de vaincre, de jouer à la belge.

 

A qui la faute de cet échec ? Comme au grand Prix de Francorchamps : « ce n’est pas moi, c’est lui ». Non, il ne faut pas battre sa coulpe sur la poitrine du voisin, cela relève de l’hypocrisie. Nous sommes tous responsables de cet échec. Le malade, c’est notre football. Il est quelque peu dépassé dans le concept international. En ce début du XXIe siècle nous devons pouvoir faire face à cette mutation galopante du sport professionnel sans pour autant négliger le sport amateur. Ces deux catégories de joueurs ont besoin d’une bonne bouffée d’air frais. Pour cela nous devons sortir des sentiers battus pour donner à notre football son second souffle.

 

Un des maillons faibles du sport dans notre pays est le peu de moyens mis à la disposition de nos jeunes pour réussir une carrière sportive aussi exigeante que celle du football. Ils ne sont pas préparés à leur mission. A part les clubs qui font l’impossible avec leurs faibles moyens, les jeunes ne disposent pas suffisamment de possibilités pour mener à bien le développement harmonieux de leur corps et de leur personnalité. L’école qui devrait être l’endroit idéal pour cette formation est à côté de la plaque. Ce n’est pas là que le jeune apprend à fortifier ses muscles, à parfaire sa souplesse et à acquérir de l’endurance. Conditions sine qua non pour réussir dans une discipline aussi ardue que le football.

 

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