INFO-FOOT B.W.  24/398

 

 

Comment vont réagir les dirigeant, les entraîneurs et le public devant cette nouveauté ?

 

C’est dans le but de vous permettre de vous familiariser à ces nouvelles directives que la Ligue a souhaité ces explications. C’est pourquoi vous ne vous étonnerez pas si, maintenant, vous voyez les arbitres  tarder avant de sanctionner un hors-jeu : c’est que celui-ci n’est pas jugé fautif au départ de l’action. En un mot, le coup de sifflet de l’arbitre comme la signalisation du juge de ligne doivent être tempérés dans l’attente de la matérialisation des faits. Cela va changer quelque peu notre façon de voir. Acceptons sans chicaner ces nouvelles mesures prônées dans l’intérêt général. Nous agirons de la sorte en faisant confiance à l’arbitre qui, lui aussi, doit s’adapter à ces nouvelles directives assez complexes.

 

Notre approche du problème est la suivante : un joueur en position hors-jeu ne sera plus sanctionné au départ du shot, il le sera dès qu’il tente de contrôler le ballon, s’il participe au jeu ou gène l’adversaire. Mais où se trouve la limite dans laquelle l’arbitre sera amené à se prononcer ?  Si la théorie est facile, son application sur le terrain est une autre paire de manches. C’est pourquoi nous resterons circonspects dans nos jugements et éviterons de censurer l’arbitre souvent coincé entre le marteau et l’enclume.

 

Une réforme qui serait intéressante, mais le F.I.F.A. reste inflexible, ce serait de supprimer le hors-jeu sur coup franc comme pour les rentrées en touche. Cela aurait au moins le mérite de donner plus d’attrait aux rencontres. Tout d’abord en augmentant les possibilités de buts. Mais surtout en mettant fin à la suppression du mur, une pantomime dont les défenseurs excellent pour gagner quelques centimètres. Ces actions retardent considérablement le jeu et sont la source de nombreuses inconvenances sanctionnées par des cartes jaunes bêtes et inutiles.  De plus, le spectacle serait plus esthétique. Les joueurs n’auraient plus cette attitude ridicule, celle de se métamorphoser en mannequin protégeant des mains un endroit sensible de leur anatomie.

 

Le football : on ne veut pas le simplifier on le complique. Il est vrai que nous ne sommes  que de petits acteurs dans ce grand monde du football et comme le disait mon père : « C’EST TODI LU PTIT QU’ON SPOCHE  ».

Bonne saison quand même à tous.

 

                      

                                                                                   Marcel  CHALON